CAURI : La signification

C'est un mot qui désigne de petits coquillages venus de l'Océan indien qui ont circulé jusqu'au cœur de l'Afrique notamment le Sahel. Ils ont servi de monnaie d'échange jusqu'au début de l'ère
coloniale. Ils sont aussi utilisés comme instruments de divination. Aujourd'hui, on les voit encore souvent dans les coiffes ou les vêtements en tant que parures.
C'est donc un symbole de richesse et de créativité pour montrer que l'on ne peut réduire notre vision de l'Afrique au spectacle de la misère ou du folklore.
CAURI : L'origine de l'association
Le « noyau fondateur » s'est constitué en mai-juin 1994 autour de la situation au Rwanda avec le génocide des Tutsis et des questions posées sur le rôle de la France dans cette affaire. Nous
avons organisé en pleine opération Turquoise une réunion avec l'historien Jean Pierre Chrétien et une manifestation de rue qui dénonçait cette implication où l'humanitaire nous paraissait
déjà un alibi douteux. Depuis cette date jusqu'à aujourd'hui, nous avons organisé près d'une vingtaine de manifestations (réunions publiques, commémorations etc.) sur cette question avec de
nombreux invités : Mehdi Ba, Marcel Kabanda, Esther Mujawayo, Yolande Mukagasana, Vénuste Kayimahé, Colette Braekmann, José Kagabo etc.
CAURI : ex-Survie-Aquitaine :
Dans les années qui ont suivi, notre groupe a élargi son champ d'intervention à d'autres pays africains. Nous avons ainsi organisé des rencontres-débats avec des invités venant du Congo (Patrice
Yengo), du Cameroun (Mongo Beti, Jean Marie Teno), d'Algérie (Habib Souaïdia). Nous avons traité de sujets aussi différents que la situation des sans-papiers (Madjiguène Cissé) ou encore le
pillage des oeuvres d'arts (Philippe Baqué). En 2000, nous avons fait le choix d'adhérer à la structure nationale Survie, en nous mobilisant notamment pour le procès de François Xavier Verschave
intenté par trois dictateurs françafricains (Idriss Déby, Sassou Nguesso, Omar Bongo).
CAURI : un nouveau départ
Après avoir quitté Survie en fin 2002, puis après le décès de notre président en septembre 2003, nous avons essayé de redémarrer nos activités sous un nouveau nom. Depuis, nous avons organisé
plusieurs rencontres :
2004 :
Esther Mujawayo (« Survivantes »)
Lounis Aggoun (« Françalgérie »)
2005 :
Oumou Kouyaté (Porte-parole du Collectif des Ivoiriens de France pour la démocratie et les Droits humains)
Alain Gheerbrant (auteur du film : Et après ?)
José Kagabo (historien, EHESS)
2006 :
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Comi Toulabor, Isaac Tchiakpe (sur la situation au Togo)
Oumou Kouyaté (sur la Côte d'Ivoire)
2007 :
Meeting à Sciences Po (« la Françafrique en 2007 »)
L'armée au Togo, pilier de la dictature (avec Comi Toulabor)
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Nous avons également participé à deux projections-débats au cinéma Utopia :
19 avril :

« Le beurre et l'argent du beurre » avec Philippe Baqué (sur le commerce pas toujours « équitable »…)
22 mai :
« Le bon élève. Le Mali et nous » avec Tiecoura Traoré (syndicaliste cheminot et acteur dans « Bamako »).
Le 28 juin :
Une rencontre-débat à la Machine à lire avec Gabriel Periès auteur (avec David Servenay) : « Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994). »