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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 22:23

le premier juin aura lieu à l'Utopia, place Camille Jullian à Bordeaux, à partir de 20h00, une projection-débat du film "Sometimes in April", de Raoul Peck. (voir la présentation ci-dessous)

Organisé par Survie Gironde, l'association Cauri et le Collectif Girondin pour le Rwanda.
Projection unique suivie d'un débat avec Adélaïde Mukantabana, rescapée du génocide, présidente de l'association Cauri, Alain Gauthier, président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR) et Thierno I. Dia, chercheur en arts, critique de cinéma.

Au cours du débat seront évoqués le combat pour la justice, la lenteur de la justice française concernant les plaintes déposées en France contre des Rwandais suspectés d'être impliqué dans le génocide des Tutsis du Rwanda, la condamnation de Cauri et de 3 citoyens pour non-respect de la présomption d'innocence (nous avons toujours besoin de votre soutien!).

réservez vos place à partir du mardi 22 avril !



Le Rwanda, tout petit pays d’Afrique, pays aux mille collines, d’un vert sublime, a connu cent jours de tueries où ont péri près d’un million de personnes, Tustsis, tués par leurs compatriotes, voisins, amis, Hutus. Sometimes in April retrace l’histoire du génocide à travers le destin d’une famille, deux frères, l’un rescapé, l’autre ayant diffusé des messages de haine sur la Radio-télévision des Mille Collines. Leur destin nous plonge au coeur des trois mois de massacre, et souligne l’absence de réaction de la communauté internationale. À l’issue de la guerre, comme ils l’appellent là-bas, à la demande de son frère, Antonin ira le retrouver en Tanzanie, où il est jugé devant le tribunal pénal international pour le Rwanda, encore en activité à Arusha - il fermera se portes en 2010.
L’histoire du film est inventée, elle est portée par des acteurs rwandais qui, en faisant ce film, ont participé ainsi au devoir de mémoire. Ils nous délivrent des scènes ou des dialogues qui étaient bien réels, émanant de la rencontre avec Raoul Peck et de rescapés qui s’étaient livrés à lui. Le film est très respectueux, fouillé dans ses explications, et ne tombe jamais dans le sentimentalisme.

http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr/

http://asso-cauri33.over-blog.com/


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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:13
BORDEAUX / PROGRAMME DE LA 18eme COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI
"Ibuka", Souviens-toi que le 7avril 1994 débutait le dernier génocide du 20eme siècle. Celui-ci se commettait sous les yeux (plutôt fermés) de la communauté internationale. Notre pays, la France, multiplia les opérations d'intervention qui ne servirent pas à arrêter le crime des crimes, au contraire elles ont appuyé le gouvernement génocidaire : plus d'un million de morts dans moins de cent jours; un taux d'extermination record de plus de dix mille tués par jour dans les collines du Rwanda.
A Bordeaux, 18 ans après, nous construisons encore un barrage contre l'oubli, l'impunité et le négationnisme.
L'association Cauri en partenariat avec Survie Gironde et Ibuka vous invite samedi 7 avril 2012 à un après-midi de commémoration.

De 14h à 15h30 :  - Cérémonie sur le pont de pierre ( prise de paroles, jet de fleurs à la Garonne).
- Une marche silencieuse ( (trajet à déterminer)
 
 
De 16h à 18h : - Moment de recueillement dans la salle du Tchaï Bar au 49 rue du Mirail à Bordeaux :
                              - Projection du témoignage de Samuel Musabyimana, rescapé de Bisesero.
- Chants et lecture de textes en hommage aux morts.
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:28
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 18:34

Le 27 septembre 2011 à 14 h se tiendra au palais de justice de Bordeaux, le procès intenté par le docteur Sosthène Munyemana pour « atteinte à la présomption d’innocence » contre l’association Cauri et trois membres du Collectif girondin pour le Rwanda.

Ce procès n’est pas un événement isolé. Il s’agit d’une nouvelle péripétie d’une « affaire » qui dure depuis plus de quinze ans. Plus généralement, ce procès est symptomatique du climat qui prévaut en France dès lors qu’il s’agit de juger des faits relevant du génocide des Tutsi du Rwanda. Nous constatons, en effet, que depuis 1995, une vingtaine de plaintes ont été déposées visant des personnes accusées d’avoir participé au génocide de 1994,  mais aucune n’a encore abouti à un procès. A l’inverse, ceux qui doivent se défendre devant les tribunaux, ce sont les rescapé/es, leurs proches et tous ceux qui s’opposent aux discours négationnistes disposant de relais politiques et médiatiques en France… 

Au delà de notre situation particulière, l’issue de ce procès est importante. En effet, concernant cette question du génocide des Tutsi du Rwanda en France, depuis quelques mois, voire quelques années, on assiste à une offensive médiatique et judiciaire de la part des milieux négationnistes. En effet, dans ces cercles, on craint que la normalisation diplomatique entre la France et le Rwanda ne se solde par quelques conséquences judiciaires. Ces personnes nous associent depuis 1994 à un hypothétique « parti de l’étranger », un « cabinet noir » —pour reprendre les propos de Péan — à la solde du régime de Kigali présidé par Paul Kagame. On essaie aussi de faire croire que puisque certains d’entre nous sont des rescapé/es, il s’agirait de « régler des comptes personnels » avec le Docteur Munyemana. Ces manœuvres de diversion nous donnent parfois la nausée mais elles ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel de notre combat : la mémoire des victimes qui sont mortes parce qu’un projet génocidaire a été réalisé par des responsables du Hutu Power rwandais que les  plus hautes autorités civiles et militaires de notre pays n’ont pas arrêtés en 1994 dans leur folle entreprise mais qui, au contraire, ont été soutenus au-delà de l’imaginable.

Nous luttons contre la banalisation de ce génocide sous toutes ses formes, ce qui comporte des risques en France aujourd’hui  ; vous pouvez nous soutenir de différentes manières :

1°) en étant présent/e le jour de l’audience le mardi 27 septembre à 14 h au TGI de Bordeaux ;

2°) en contactant des personnalités et des organisations pour qu’elles nous adressent des messages de soutien demandant notre relaxe devant le tribunal le 27 septembre à Bordeaux

3°) en nous adressant un chèque de soutien à l’ordre de « Cauri » avec la mention « soutien procès »

4°) en signant (et en  faisant connaître) la pétition en ligne sur notre blog 

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